L'église et la mairie

Réalisations récentes :

1987 : Aménagement de l'ancien presbytère
Cloture des terrains communaux.

La salle polyvalente


1992 : Création de 2 gîtes et de la salle polyvalente


1997 : Rénovation du four communal.

Le four communal

1998 : Agrandissement de la place de l'église.

2000 : Inauguration de la fontaine publique de Monte réalisé par Mr Dufournet


2008 : Construction d'un boulodrome au Couderc avec possibilité de pique nique

Le boulodrome

2009 : Mairie et place de l'église : projet en cours

   Les écoles

  
Aujourd'hui, aucune école n'est ouverte.
L'école publique a été construite en 1905. Après sa fermeture, elle a été vendue.
L'école privée primitive était dans le bâtiment dit "La colonie", mais les fenètres furent jugées trop petites et un nouveau bâtiment fut construit. Les soeurs de la communauté de Saint Joseph assurèrent l'enseignement jusqu'en 1989. Depuis elle est fermée et vendue.
La colonie "Jeanne d'Arc" accueille encore des enfants; elle a fêté ses 60 ans en 2009.

La colonie Jeanne d'Arc

   La filature


Un bâtiment en ruine près de l'Allier, c'est tout ce qu'il reste de l'ancienne filature qui occupait, au début de ce siècle, une vingtaine de personnes. La force motrice était fournie par l'eau du Liauron amenée par un canal. Malheureusement, l'inondation de 1906 ruinera tous les efforts mis dans cette réalisation et l'usine ne se relèvera pas de ce sinistre.

Ces ruines, le long de la rivière, témoignent d'une époque révolue où, dans nos campagnes peuplées, l'artisanat du textile fut très florissant, du Moyen-Age jusqu'à la fin du 19ème siècle.

   Les ponts


Tout près des ruines de la filature, on distingue les restes des piles de l'ancien pont sur l'Allier. Il fut emporté par l'inondation de 1896 et c'est à la fin de ce même siècle que le pont actuel fut construit.
Une belle arche "ruinée", que certains n'hésitent pas à dater des romains, traverse le Liauron dans le bas du village.
Ruinée ? Peut-être devrions-nous dire "inachevée" !

Le pont inachevé

En examinant l'endroit où est construit le pont, on est frappé par le décalage par rapport à la route qui traverse le village.
Il fut construit entre 1832 et 1847, sous le mandat du maire Joseph Mathieu et ce, en face de chez lui.
Un conflit aurait donc opposé le maire à l'administration, la réalisation du pont n'étant pas prévue à cet endroit mais plus en aval. L'administration ne versa pas les crédits nécessaires et l'ouvrage resta inachevé. Telle semble être la vraie histoire de ce vieux pont 'vestige des temps anciens', qu'aucune inondation n'a pu démolir.

Un autre pont a son histoire aussi, dans la charmante vallée du Liauron, près du hameau de Sigal où, parait-il,on y entend les cigales durant les très chaudes journées d'été. Ce pont, dit "de Sigal", était en construction en 1906 lorsqu'une inondation emporta les voutes inachevées. L'entrepreneur en fut ruiné et ce n'est qu'après la guerre de 14/18 qu'il fut terminé.

Le pont de Sigal

Un autre pont, bel ouvrage en pierres, permet le passage sous la voie ferrée de la ligne Clermont - Nimes. Cette voie est la seule, en Ardèche à recevoir des trains de voyageurs.
Les premiers trains passèrent en 1870 et à l'époque, la "Compagnie des chemins de fer" projetait de faire une gare de marchandises au lieu dit 'La Vigière'. On retrouve, sur le cadastre, l'emplacement acquis à cet effet. Cette gare ne fut jamais construite.


   Les moulins

Tout le long du cours du Liauron, on comptait, dit-on, dix moulins à farine. L'un fonctionne encore au mas de la Grange.
   Le chemin Regordane

    
L'origine de cet important axe de communication entre le Midi et le Centre de la France est très contreversée. Certains auteurs font remonter sa création à l'occupation romaine (premiers siècles de notre ère).D'autres penchent pour une ancienneté plus grande : une voie antique, déjà utilisée par les Celtes, aurait été restaurée sous le règne de l'empereur Gordianus (Gordien,III ème siècle de notre ère).
Cette seconde explication semble bien la plus vraisemblable, les Romains s'étant le plus souvent contentés de restaurer ou d'aménager les voies existantes des territoires conquis plutôt que d'en créer de nouvelles.

Plusieurs documents datant du Moyen-Age et conservés aux Archives de la Lozère, à Mende, mentionnent cette voie sous diverses appellations : Regordana, Ricordana, Regourdane, Ricordane ...

Ces textes nous donnent des renseignements précieux sur son tracé :
Cette voie passait à Nimes (au pied de la tour Magne), puis à Alès, Portes, Chamborigaud, Génolhac, Vielvic, le Collet de Dèze, Villefort (anciennement Montfort), La Garde Guérin, le Raschas, où elle franchissait le Chassezac, l'hostellerie solitaire de la Molette, Le Thort, où un dolmen est encore visible, La Bastide, Rogleton, Laveyrune, Pranlac, où elle franchissait l'Allier, traversait le village de Luc, se dirigeait vers Langogne, Le Cheylaret, passait à proximité du Mont Milan (le fameux "camp de César", restes d'oppidum romain), Naussac, pour se diriger ensuite vers Brioude et Clermont-Ferrand. Cette voie était fréquentée par les 'Rigourdiers' et les "Parisiens" du Petit-Paris, centre muletier du Vivarais situé entre St-Laurent-Les-Bains et les Vans.

Près de la métairie d'Arnier ruinée, l'ancienne route franchit à gué les ruisseaux d'Arnier et de Saint Alban, sur lesquels il ne semble pas y avoir eu de pont.
Cette ancienne métairie servait à l'époque de maison de contrôle. Il existait alors un péage sur les marchandises.
Il y passait de nombreux pélerins : ceux qui se rendaient du Puy pour partir ensuite ver St-Jacques-de-Compostelle; et ceux qui depuis le XI ème et le XII ème siècle accomplisaient le pélerinage des rives de la Loire, d'Orléans jusqu'à l'abbaye de Saint-Gilles, près de Nimes. Il y a quelques années encore avant l'élargissement de la route, on pouvait voir sur plusieurs rochers, entre Luc et le Cellier du Luc, de petites croix gravées, elles servaient de repères à ces pieux voyageurs.
Les routes et chemins actuels empruntent cette voie sur de longues portions en traversant la commune du Nord au Sud.

Sur le chemin de la Regordane...

Après des siècles d'utilisation continue, cette voie finit par se dégrader (par manque d'entretien). En 1668, une première tentative de restauration (pour des raisons économiques : projet de création de manufactures au Puy, sous Colbert) échoua, vu l'état d'abandon de la voie, dangereuse même en plusieurs endroits.
Dans un manuscrit de la bibliothèque de Toulouse, il est mentionné que, sous Louis XIV, le réformateur des Eaux et Forêts de Toulouse fut chargé d'une enquête pour la remise en état des vieilles voies romaines pour permettre le trafic muletier normal. Il est relaté que, lors de son parcours à cheval, ce haut dignitaire passa à Lembrandès, le Cellier du Luc,Arnier,le pont de la Veyssère.
Il est mentionné dans le procès-verbal de cette inspection : "Au Cellier du Luc, nous avons passé un ruisseau à gué (ruisseau du Liauron),sur lequel nous sommes d'avis de faire un pont. Au ruisseau d'Arnier, pas de pont".

Après la montée vers la Croix du Rouge et un très large chemin de terre, commence une longue descente qui s'achève à Arnier. C'est la descente en fort mauvais état que M. de Froidour prévoit de restaurer. La pente est irrégulière, avec une moyenne de 8%.
Cinq cents mètres au-delà de la Croix du Rouge, le chemin ferrat, la route que les notables de Pradelles proposent à M. de Froidour pour relier Alès au Puy par Saint Ambroix, les Vans, le plateau de Monselgues, Peyre, le Petit Paris, Loubaresse, le col de Pratarabiat ou celui de Meyrand, les Chambons, le Bez, Masméjean et Saint Etienne de Lugdarès.
Cet itinéraire, dit-on, permet d'eviter tous les mauvais passages qu'on trouve sur le chemin de Régordane depuis le Mas-Dieu jusqu'à la Garde-Guerin. Mais on reconnait, en même temps, qu'en raison de l'altitude à laquelle il passe (1400 m au col de Pratarabiat) ce chemin est fermé par la neige quatre mois par an.

Une nouvelle tentative, à la fin du XVII ème siècle, fut finalement menée à bien par Lamoignon de Basville, intendant du Languedoc, qui restaura la voierie cévenole dans sa lutte contre les Camisards.

Cellier Du Luc - A propos - 2010