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(Extrait des archives de la paroisse de Cellier du Luc)

En 1651, le curé du Cellier du Luc, diocèse de Mende, s'appelait M. JULIEN. Il a signé les actes de Baptème jusqu'en 1663. A partir de cette époque, et jusqu'en 1766, il n'y a plus de registre ni de la paroisse ni de la commune.

En 1766, c'est l'abbé BONNAUD qui dirige la paroisse pendant cinquante ans. Il mourut en 1815 agé de 84 ans, étant resté au Cellier du Luc (probablement dans une cachette) durant les trois derniers mois de 1791. M.M. BARRIAL curé du Plagnal et VIALLE curé de Saint Alban présidèrent ses funérailles, et, assurèrent le service du Cellier, avec M. MOURGUES vicaire de Luc jusqu'en janvier 1816. A cette époque l'abbé GOURGEON lui succéda. Il resta 16 ans à la tête de la paroisse.

En 1832, l'abbé ENJOLRAS de Coucouron resta en fonction jusqu'en 1856. Il ne voulut, cependant,pas quitter le Cellier et s'y retira. Il fut remplacé par M. LOURDAIN du Béage qui mourut 3 ans après et fut enterré le 14 octobre 1859.
Trois mois après, M ENJOLRAS, qui assurait le service, mourut à son tour le 15 décembre et fut aussi enterré au Cellier.
M. l'abbé MERCIER lui succéda et après 15 ans de ministère se retira en 1874 dans son village natal à Huédour.
L'abbé CHOLVY occupa le poste de 1874 à 1877. Il eut le temps de faire bâtir notre belle église. Il mourut à Saint-Martial, son pays natal, non sans avoir eu soin de faire adresser au curé du Cellier une petite somme d'argent en souvenir de son court séjour. L'église était faite mais sans son clocher. M Léon MEJEAN s'en chargea. En 1885, il fut nommé à Saint Laurent les Bains, puis à Saint Martin de Valamas où il mourut.
L'abbé Casimir MEJEAN succéda à son frère Léon en 1885; il fut envoyé en 1907 dans l'importante paroisse de La Chapelle Graillouse, puis se retira à Sainte Eulalie où il est mort. Son passage au Cellier fut marqué par une bonté et une sainteté remarquable et par la construction du presbytère (ce n'était pas sans besoin !).

Le 23 novembre 1907, M. l'abbé Louis DARBOUSSET né le 30 septembre 1868 à Saint Etienne de Lugdarès, était installé comme curé de la paroisse jusqu'en 1950. Il mourut en 1952 et y fut enterré..
Apès un intérim assuré par M. l'abbé FRAYSSE, curé du Plagnial, lui succéda M. l'abbé Emmanuel JOURDAN jusqu'en 1991, date à laquelle il se retira à Villeneuve de Berg où il assura la fonction d'aumonier de l'hôpital. Il y décéda en 1999. Avant son départ du Cellier, il fit refaire les peintures de l'église et poser un parquet vitrifié. Durant son service, il assura la fonction de secrétaire de mairie. Décédé en 1999.

En 1991, M. l'abbé REY assure le service religieux mais il réside à Saint Etienne de Lugdarès.

Actuellement, plusieurs paroisses se sont regroupées sous le nom Notre Dame de la Montagne. Le responsable en est le père GOUDARD, assisté du père COLOMBET de N.D. des Neiges.

   
   L'église    


Elle est placée sous le vocable de Saint Vincent, appartenait à l'abbaye de Saint Chaffre du Monastier en Haute Loire. Elle était un de ses prieurés et était unie au prieuré de Langogne.

L'édifice, de style gothique, fut construit en 1876 sur une partie des anciens emplacements de l'église et du cimetière. Les pierres de l'ancienne église furent utilisées, mais il en manqua et une carrière fut ouverte sur le chemin de Bouchâtel. Les pierres de taille provenaient de la carrière de Beaucaire, transportées par voie ferrée jusqu'à Luc puis, par les paroissiens avec leurs attelages de boeufs, jusqu'au Cellier.


Il faut retenir de cette construction le mélange, en façade, de roches de couleurs différentes. Du gneiss, basalte et pouzzolane lui donnent un cachet particulier que l'on ne retrouve pas dans les édifices régionaux. Les pierres de basalte et pouzzolane proviendraient de la nef de l'ancienne église. Les pierres sculptées du portail actuel pourraient provenir de l'ancien édifice.
Coût de la construction sans le clocher : 40 000 francs.

La croix édifiée devant l'église porte la date de 1840.

Sur la porte d'entrée, une plaque de cuivre porte l'inscription : " Crocheté le 21 Novembre 1906 ". C'est la date à laquelle la serrure fut forcée par les agents de la force publique, malgré la résistance des paroissiens qui avaient bloqué la porte, pour procéder à l'inventaire de l'église suite aux lois de séparation de l'église et de l'état.

Dans l'abside gauche, à coté de l'autel dédié à saint Joseph, une plaque en marbre porte l'inscription :

HOC.DEO Cet édifice pour DIEU
OMNIPOTENTI  tout puissant.
SUB.INVOCATIONE sous le patronage
S.VINCENTII. de Saint Vincent
INCHOATUM a été commencé
DUODECIMO le 12éme jour
KALENDAS.MAII. des Calendes de Mai (21 Avril)
M.DCCC.LXXVI 1876  
INDIBUS.SEPTEMBRIS et achevé aux ides de Septembre (le 13 Septembre).
E.IVSDEM.ANNI. de la même année.
ABSOLUTUM.  

Dans l'abside droite, à coté de l'autel dédié à la Vierge Marie, une plaque en marbre porte l'inscription :

SUMPTIBUS Pour les frais (de construction)
ET NELO TOTIUS et le terrain
PAROECIOE D.VELAY. tout le diocèse du Velay.
AEDILITATI La municipalité
PRESIDENTE.  coordinatrice.
D.CHOLVY RECTORE.   D. CHOLVY recteur.
ABOULIN PHILIPPE ABOULIN PHILIPPE
DE LANGOGNE de Langogne
ENTREPRENEUR entrepreneur.
--> 1876 <-- 1876  

                             L'église 


Monument aux victimes de guerre du Cellier dans l'Eglise

   
   Les Croix    


» Croix de Bandon
» Croix du Fau
» Croix du Rouge
» Croix de Monte
» Croix de la place de l'église
» Croix des serpettes
» Croix de Cornille
» Croix de Champ d'oreille
» Croix de Magalutte
» Croix de Lembrandès
» Croix des Fonds
» Croix de Bernadette
» Croix du Serre
» Croix de Rieutord
» Croix des Combelles
» Croix du cimetière
» Croix de Palpacuer
» Croix de La Vigière
» Croix de Larzailler

Symbole universel, la croix, comme le cercle, le chevron ou la cupule appartient à tous les temps. Elle témoigne des messages de l'homme ou participe à l'élaboration d'un décor. A partir de Jésus, mort sur une croix, devenue instrument de supplice, la croix va résumer l'annonce d'une foi.
A partir de la fin du IV éme siècle, elle devient une référence iconographique majeure. Au cours des siècles, elle accompagnera avec plus ou moins de présence la longue évangélisation des peuples. La croix parle de l'histoire civile, religieuse, économique, sociale au sens large, et des transformations culturelles. Elle est un témoin privilégié d'une société qui rythmait sa vie selon les rendez-vous religieux. Elle est un élément d'un patrimoine significatif à sauvegarder.

Bernard Nougier

 

   
Cellier Du Luc - A propos - 2010